Pourquoi l’Afrique ?

Worldschool, la série documentaire sur l’éducation des enfants du monde avec une première saison en Afrique

Worldschool et ses valeurs

A l’âge de 12 ans, j’ai effectué mes premiers voyages en Afrique. J’ai été étonnée et agréablement surprise par les valeurs des personnes que j’ai eu l’occasion de rencontrer, des valeurs fortes et différentes des valeurs françaises. Elles m’ont toujours guidées dans ma vie et elles sont au nombres de quatres :

  • La Famille : Une famille est comme un panel de personnalités que l’on t’offre à ta naissance pour appréhender le monde. Ce sont des personnes qui t’aiment dès le premier jour sans rien attendre de toi et qui seront toujours là pour toi. Évidemment, je suis une fine utopiste alors j’aime à penser que, même adulte, ce sentiment perdure même si ce n’est pas souvent le cas. De ce côté là, j’ai énormément de chance car je suis très proche de ma famille et c’est très important pour moi.
  • La Solidarité : Elle est essentielle pour s’accomplir et accomplir sa vie. Seul, nous ne sommes rien et nous ne réussirons pas à changer le monde. Etre là pour l’autre apporte un grand  réconfort car nous sommes utiles. 
  • La Simplicité : Je l’ai appris avec le temps, je n’ai pas toujours été comme ça. J’ai découvert mes vrais besoins petit à petit et grâce aux rencontres et personnes qui partagent ou ont partagé  mon quotidien. Finalement, c’est réussir à être heureux chaque jour et prendre les nouvelles avec plus de légèreté. 
  • Le Courage : C’est une des mes valeurs profonde. J’ai toujours vu mes parents se battre pour obtenir ce qu’ils souhaitaient et cela au détriment d’autres choses. Le courage c’est exactement ça : se dépasser même si c’est compliqué. Cette valeur a dicté ma vie car c’était précisément ce qui me rendait fière.

Worldschool et le continent africain

L’Afrique m’a toujours attirée par sa richesse de cultures et de couleurs. Tous les pays qui composent ce merveilleux continent ont réveillé en moi des valeurs que j’avais depuis toujours.  Ma rencontre avec l’Afrique a commencé à mon adolescence : en Tunisie, au Maroc, en Egypte, en Tanzanie et à Zanzibar, en Afrique du sud, au Cap Vert et à Madagascar.

J’aime beaucoup voyager en Afrique car le climat y est bon et clément, la nourriture est riche et les paysages sont époustouflants. Ce que j’aime quand j’arrive dans un de ces pays, c’est le fait de me sentir chez moi.

J’adore mon pays et bon nombre de ces régions mais la vision du monde que nous offre la France n’est pas toujours la mienne. J’aime à rêver que nous serons un jour tous heureux d’être juste là, vivant et en bonne santé. J’aime à rêver que tous les futurs adultes français seront plus indulgents, bienveillants et aimant les uns envers les autres. 

En Tunisie, j’ai découvert l’immensité du désert, et j’ai compris que j’étais si petite face à l’infini du monde.

Au Maroc, j’ai découvert la chaleur écrasante et la multiplicité des saveurs, et j’ai compris que j’avais encore beaucoup à apprendre. 

En Egypte, j’ai découvert la richesse de nos océans, et la grandeur de l’histoire, et j’ai compris que notre passage sur terre était insignifiant et éphémère.

À Zanzibar, j’ai découvert une famille vivant sur une île tout en n’ayant jamais vu la mer, et j’ai entendu un guide me dire qu’il a arrêté l’école n’ayant ni crayon ni cahier pour continuer, et j’ai compris que je voulais utiliser mon temps pour ne plus entendre ces mots.

En Afrique du Sud, j’ai découvert le passé douloureux d’un pays ségrégationniste, et j’ai compris que la lutte pour l’égalité était loin d’être finie. 

Au Cap Vert, j’ai découvert la pauvreté derrière les murs des hôtels luxueux, et la gentillesse des hommes désireux de nous faire découvrir la richesse de leurs îles, et j’ai compris que nous étions en train de créer des paradis illusoires de toute pièce.

Enfin, à Madagascar, j’ai découvert des enfants heureux et plein de vie, j’ai pleuré à la rencontre du chantier qui nous attendait : la construction d’une école, et j’ai compris que j’étais à ma place.

Worldschool et Audrey Boufflers

J’ai fait connaissance avec le continent africain  en CM2 avec ma professeure. Elle aimait nous conter ses voyages au Togo, je voyageais à travers ses photos et ses récits. Durant ses congés, elle s’engageait bénévolement pour donner des cours dans des écoles et je l’ai toujours admirée.

Du haut de mes 10 ans, je la trouvais courageuse, et j’avais hâte d’avoir son âge pour accomplir mes propres rêves. Mes parents m’ont permis de commencer à voyage jeune, découvrir le monde était devenue ma priorité. J’aime voyager en Afrique car la découverte y est totale.  

Chaque personne rencontrée s’est toujours montré à l’écoute et aidante à mon égard. J’aime également sortir de ma zone de confort et aller à la rencontre de mon moi intérieur. Cette sensation je ne la ressens véritablement qu’en Afrique. Il n’y a que dans ces pays que je ne me suis pas sentie de trop à un dîner alors que déjà 10 personnes attendaient à table. Aucune porte d’aucune maison n’est fermée.

Les habitants vivent avec simplicité et modestie, bien loin de tous les préjugés que nous pouvons subir en Occident. J’ai choisi l’Afrique pour la première saison de WORLDSCHOOL car je ne voulais me mettre aucune barrière. Dans ce projet, je réalise plusieurs de mes rêves : défendre une cause qui me tient à cœur, voyager seule et partir à ma rencontre.

Worldschool avec et grâce vous !

Je m’envole donc pour le Rwanda, le Gabon, le Togo et le Sénégal, quelle aventure m’attend ! J’ai hâte de détruire tous ces préjugés que nous impose la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Je refuse de ne pas vivre mes rêves par peur. Ce n’est pas facile, cela peut même être déroutant parfois, mais je crois qu’en allant au delà de ce que je pensais possible, je me dépasse et je ne me suis jamais sentie aussi vivante. A 28 ans, j’ose enfin vivre ma vie, c’est pourquoi j’ai décidé de me consacrer à ce projet à 100%. 

Worldschool c’est également un projet d’équipe ou plusieurs de mes proches également touchés par la thématique de l’éducation m’ont rejointe. 

Nous avons décidé de lancer une campagne de financement participatif pour pouvoir fédérer et créer une communauté autour du projet. Ce projet ce n’est pas le mien, c’est le vôtre, c’est le nôtre. Sans ce soutien financier et psychologique nécessaire nous ne nous serions pas lancés dans cette folle aventure.

Ce projet, je le veux avec vous et je vous remercie du fond de mon cœur d’accepter de vivre le projet de ma vie avec moi.

Worldschool est une aventure collective grâce à vous.
Au Rwanda, nous sommes parties avec Marie Albert, une amie de longue date.
Pour découvrir Marie, je vous invite à lire les prochains articles, vous y découvrirez aussi toutes les autres fées qui ont rejoint le rêve Forthebest Education.
Nous sommes prêts pour faire vivre pleinement la citation de Nelson Mandela : « L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde »